Puissance autorisée pour conduire une moto sur permis A2 : tableau des cylindrées

Le permis A2 impose une limite de puissance à 35 kW, mais cette restriction ne se résume pas à une simple conversion de chevaux. Certains modèles de motos, bien que dotés d’une cylindrée raisonnable, dépassent le rapport poids/puissance autorisé et sont donc inaccessibles aux titulaires du permis A2.

Des disparités existent aussi selon la version d’un même modèle, modifiant la puissance ou le bridage d’usine. Le choix d’une moto adaptée à ce permis repose ainsi sur un ensemble de critères techniques et administratifs qu’il est important de bien maîtriser pour éviter toute erreur lors de l’achat.

Ce que permet réellement le permis A2 : comprendre la réglementation sur la puissance et la cylindrée

Ne comptez pas sur le permis A2 pour se limiter à une poignée de modèles fades. Ce permis, pensé pour mieux encadrer l’accès à la moto, ouvre en réalité la porte à un catalogue vaste, à condition de respecter un cadre technique précis. Le permis A2, mis en œuvre pour renforcer la sécurité routière, fixe une puissance autorisée à 35 kW (soit 47,5 chevaux maximum). Une autre règle à ne jamais négliger : le rapport poids/puissance ne doit pas dépasser 0,2 kW/kg. Cette limite s’applique à chaque modèle et conditionne véritablement le choix au moment de passer à l’achat.

Contrairement à certaines idées reçues, la cylindrée n’est pas plafonnée. Ce qui compte, c’est la puissance réelle et la manière dont elle est obtenue. Un bicylindre de 700 cm3 peut parfaitement entrer dans les clous, du moment qu’il est proposé d’origine en version bridée, ou qu’il ne développe pas plus de 70 kW avant passage en A2. Impossible, en revanche, de brider un modèle trop puissant pour le rendre compatible : la législation s’y oppose, que l’on vise un roadster, un trail ou une sportive.

Pour mieux cerner les spécificités du permis A2, voici les principaux paramètres à avoir en tête :

  • Âge minimum requis pour le permis A2 : 18 ans
  • Mise en place de la réglementation : janvier 2013
  • Types permis moto : A1, A2, A

La réglementation distingue bien chaque catégorie de permis moto. Le permis A2 s’adresse aux conducteurs qui veulent accéder à des deux-roues de moyenne puissance, avant d’envisager, après deux ans et une formation supplémentaire, le passage au permis A, sans restriction de puissance maximale. Ce parcours progressif agit comme un sas de sécurité, permettant de prendre la mesure de la route à puissance contenue, tout en profitant d’un réel plaisir de conduite.

Quels modèles de motos sont accessibles avec un permis A2 ? Tableau des cylindrées et puissances autorisées

Le permis A2 donne accès à une sélection variée de modèles de motos. Les constructeurs multiplient les versions adaptées, souvent développées spécifiquement pour répondre à la réglementation. On trouve tout : sportives bridées, routières, roadsters dynamiques, trails passe-partout. Les grands noms comme Honda, Yamaha, BMW, Ducati ou Moto Guzzi déclinent leurs collections en motos éligibles A2. Les amateurs de scrambler, de café racer ou de néo-rétro découvrent aussi des alternatives pleines de caractère, sans compromis sur le style.

La limite de 35 kW ne rime pas avec petites cylindrées. Des bicylindres de 700 cm3 ou des monocylindres de 500 cm3 figurent parmi les meilleures options, tant que la puissance bridée reste conforme. Quelques exemples concrets s’imposent :

Modèle Cylindrée Puissance (kW) Type
Honda CB500F 471 cm3 35 roadster
Yamaha MT-07 (A2) 689 cm3 35 (bridée) roadster
BMW G310R 313 cm3 25 roadster
Ducati Scrambler Sixty2 399 cm3 29 scrambler

Ce tableau illustre la diversité du marché : du monocylindre compact à la sportive accessible, chaque usage trouve chaussure à son pied. Les adeptes de trails privilégient les versions bridées pour l’aventure, tandis que les amateurs de design rétro s’orientent vers des modèles stylés et faciles à vivre.

Bien choisir sa première moto A2 : critères essentiels et pièges à éviter

Choisir une moto A2, c’est trouver l’équilibre entre caractère moteur, ergonomie, et réalité du portefeuille. Les chiffres ne racontent pas tout : la sensation en selle, la maniabilité, la hauteur de la selle ou la largeur du guidon influencent fortement l’expérience, surtout pour un conducteur fraîchement diplômé. Les roadsters compacts, les trails urbains et les néo-rétros séduisent par leur polyvalence. Prendre en compte la cylindrée adaptée à son gabarit reste une étape clé. Un roadster léger facilitera les manœuvres en ville, un trail rassurera sur routes irrégulières, et un custom privilégiera le confort sur les longues distances.

Un point de vigilance : la puissance bridée peut parfois masquer un poids élevé ou une répartition des masses peu intuitive. Mieux vaut donc surveiller de près le rapport poids/puissance, et glaner les avis de conducteurs dans la même tranche d’expérience. Les grands constructeurs, tels que Honda, Yamaha, Ducati ou Moto Guzzi, proposent des gammes spécialement pensées pour les nouveaux venus, en veillant à la sécurité et au plaisir de conduite.

L’assurance constitue aussi un poste à examiner. Les compagnies apprécient la formation supplémentaire ou l’expérience antérieure. Les tarifs fluctuent selon la puissance, l’âge du conducteur et le lieu de stationnement. Pensez à anticiper les dépenses annexes : prix d’acquisition, coût de l’assurance, équipement homologué, entretien régulier.

Pour mieux cerner les erreurs les plus courantes, voici quelques pièges à éviter :

  • Choisir un modèle trop puissant, bridé à la hâte, qui s’avère peu adapté aux gabarits débutants.
  • Se tourner vers une occasion à l’entretien douteux ou avec un historique incomplet.
  • Négliger l’équipement de sécurité, pourtant indispensable pour les jeunes permis.

Le choix de la première moto A2 ne s’arrête pas à la fiche technique. La prise en main, la simplicité de conduite et la cohérence avec la formation reçue en auto-école s’avèrent déterminantes pour aborder la route sereinement.

Femme regarde des motos lors d

Conseils pratiques pour rouler en toute confiance avec une moto A2

La sécurité résonne comme le fil conducteur pour chaque jeune titulaire du permis. Avant même de s’élancer, il convient d’ancrer de solides bases grâce à une formation A2 complète et des séances répétées sur plateau. Les heures passées à l’auto-école forgent les bons réflexes, surtout face à l’inattendu. Si la prise en main demande plus de temps, rien ne presse : la maîtrise vient à chacun à son rythme, rappellent les formateurs.

Les obligations en matière d’équipements sont précises : casque homologué, gants certifiés, blouson, pantalon adapté et chaussures montantes. Ces exigences ne relèvent pas du détail. Elles constituent une barrière concrète face aux imprévus, que l’on roule en ville ou sur route. Investir dans des protections de qualité, adaptées à sa morphologie, devient vite une évidence. Un équipement mal ajusté finit toujours par gâcher le plaisir sur de longues distances.

Sur la route, il s’agit d’adapter son allure à la puissance bridée de la moto. Les accélérations diffèrent, l’anticipation devient précieuse. Garder à l’esprit le rapport poids/puissance : il conditionne la réactivité lors des dépassements ou sur chaussée mouillée. Un rapide contrôle des pneus, du niveau d’huile et de l’état des freins avant chaque départ permet d’éviter bien des désagréments.

La progression passe aussi par la régularité. Varier les trajets, explorer le centre-ville comme les petites routes périphériques, multiplie les repères et affine la confiance. Les épreuves théoriques et pratiques ne donnent qu’un aperçu : la circulation réelle impose d’autres automatismes. Tester la moto sur différents types de revêtements, ajuster sa position selon la vitesse, c’est ainsi que l’on découvre pleinement sa monture A2, jour après jour, virage après virage.

Sur la route, le vrai déclic ne vient pas de la fiche technique, mais de ce moment où la machine et le pilote ne font plus qu’un. C’est là que commence la liberté.

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